Vieux poncif antisemite de l’empoisement des puits, mis a jour concernant Arafat

Ma reaction  a ce post de Gilles Paris et ce post de Georges Malbrunot:

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Manifestations passees et actuelles d’antisemitisme

Cela fait déjà quelques temps que je pense à un gros dossier sur les manifestations modernes d’antisémitisme. La thèse que je présenterai est la suivante: l’antisémitisme contemporain qui se manifeste aujourd’hui utilise des formes déjà pratiquées dans le passé
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Manifestations passees et actuelles d’antisemitisme (8): Conclusions

Conclusion

Après avoir analysé tous les phénomènes ci-dessus, il convient d’admettre la situation telle qu’elle est: c’est bien à l’antisémitisme le plus classique qu’est confronté le peuple juif aujourd’hui. Loin d’avoir à faire à un humanisme ou une défense des droits humains, l’hostilité à Israël doit être traitée pour ce qu’elle est: de l’antisémitisme. Par conséquent, il convient de résister, d’abord mentalement, et refuser de voir en soi-même un oppresseur ou un assassin d’enfant. Dans la configuration présente, le Juif reste ce qu’il a toujours été: une victime, et non un bourreau. Quoiqu’ils s’en défendent, les “antisionistes” sont -par leurs discours, thématiques, suggestions, actes et sous-entendus- dans la continuité d’un mouvement pluri-millénaire qui de racisme religieux, économique, racial et idéologique: l’antisémitisme, qu’on l’appelle par ce nom ou un autre (antijudaïsme, judéophobie…).

Quoiqu’il en soit, l’antisémitisme et l’hostilité des Nations à l’égard des enfants d’Israël a toujours provoqué un éveil et une réaction du peuple juif. Songeons que les plus grandes périodes d’oppressions du peuple juif ont été suivies par des moments d’une extrême richesse: destruction du IIe Temple, Expulsion d’Espagne, massacres de Chmienitzky, Deuxième Guerre Mondiale, etc., ont précédé de quelques années la compilation de la Mishna, l’âge d’or de Safed, le développement de la Hassidout et le retour physique des Juifs sur la Terre d’Israël.

L’espoir est que, une fois encore, le peuple hébreu puise dans ses réserves pour déployer à la face du monde la puissance et la richesse de sa sagesse.

Manifestations passees et actuelles d’antisemitisme (7): le joug de l’Exil – l’oppression physique

L’oppression physique

La nouvelle lie de l’Humanité

Les Juifs ont longtemps vécu en marge de la société, opprimés et méprisés en tant que rebus de la race humaine.

Depuis 1967, une nouvelle race maudite, ennemie du genre humain, responsable de tous les malheurs du monde (guerres, terrorisme, crise économique, voire disparition des dinosaures et réchauffement climatique), est apparue: le “colon judéo-sioniste” (il est rarement décrit comme un “colon israélien” d’ailleurs), intrinsèquement voleur, spoliateur, intransigeant et extrémiste

La Zone de Résidence

De 1791 à 1917, la Russie impériale a impose aux Juifs une “Zone de Résidence”: concrètement, la Russie étaient divisée entre une petite zone dans laquelle la population juive résidait, et une zone dans laquelle elle était interdite de résidence

La période contemporaine est celle de la mondialisation, de la circulation des idées, des biens et des personnes. Des Européens vivent en Chine, des Arabes travaillent en Europe, des Asiatiques étudient en Amérique, etc. Néanmoins, il reste une barrière: les Juifs sont toujours soumis à une zone de résidence: ils n’ont pas le droit d’habiter sur une partie de la terre d’Israël, la Judée et la Samarie. Autrement, ils se voient frappés du sceau de l’infamie, et qualifiés de “colons”.

Encore une fois, la situation est assez curieuse: les moteurs de l’opposition à l’installation de populations juives en Judée-Samarie sont souvent des immigrés arabo-musulmans en terre occidentale. Ces derniers trouvent naturel qu’ils puissent s’installer en France, en Angleterre ou au Canada, mais illégal qu’un Juif habite à Ophra, Modin ou Beitar. Qu’importe si la Déclaration Balfour et les résolutions de la SDN reconnaissent le droit des Juifs à un foyer national sur la Terre d’Israël: au regard la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales

Les limites à la construction

Alors que la crise économique frappe la planète entière, que le terrorisme menace, que le réchauffement climatique hypothèque la pérennité d’Etats insulaires, des moyens considérables -diplomatiques, économiques et même satellitaires!- sont mobilisés dans un seul but: limiter la construction des “colons”, et plus généralement “toute activité de colonisation”: peindre un mur, rajouter une pièce à un pavillon… Des villages qui se développent ne doivent pas ouvrir de jardins d’enfants. Les femmes enceintes doivent-elles avorter? C’est à la limite ce que réclament les bonnes âmes, hostiles à la “colonisation” d’un peuple sur la terre de ses ancêtres.

Pour rappel: les constructions de maisons juives ont longtemps été limitées en surface et en hauteur dans les pays européens et islamiques. Quant aux synagogues, elles ne devaient pas dépasser la hauteur de l’église ou la mosquée locale. Même une synagogue “officielle” comme celle de la rue de la Victoire à Paris n’a pu avoir d’entrée principale rue de Châteaudun comme initialement prévu, car il ne fallait pas placer un monument juif entre deux grandes églises…

Faire des concessions, renoncer à la terre

La loi de la guerre est terrible, mais elle est toujours applique. Quand un État est vaincu, il doit accepter les conditions du vainqueur ; à plus forte raison quand le vaincu à cause la guerre. Qu’on songe au sort de l’Allemagne en 1918 ou 1945.

Mais ce principe ne vaut pas pour Israël. Israël a été attaque et a repousse ses ennemis: logiquement, il pourrait exiger de ses adversaires des gains territoriaux, une indemnité de guerre, etc. Or, toutes les pressions internationales vont dans le même sens: Israël doit reculer et renoncer à sa terre.

Les enlèvements

Au Moyen-Age, le recours au kidnapping et à la prise d’otages était malheureusement courant. Le cas le plus célèbre est sûrement celui du Maharam de Rottenbourg.

Le Juif est une monnaie d’échange de très grande valeur: les ravisseurs d’élan Halimi le pensaient, de même que les ravisseurs de Guilad Shalit, qui échangent une cassette vidéo de deux minutes contre vingt femmes terroristes bien vivantes et en bonne santé…

Les incendies de synagogues

L’incendie des synagogues fait partie de la panoplie du parfait antisémite (pogroms, Nuit de Cristal…). L'”antisioniste” moderne a facilement retrouvé ses instincts: Trappes, Clichy-sous-Bois et tant d’autres ont vu leurs synagogues soumises au feu ; de même, les synagogues du Goush Katif n’ont pas tenu quelques heures lorsque des hordes d’Arabes fanatisés ont brûlé les lieux de culte juifs.

Les expulsions

Au Moyen-Age, les Expulsions de Juifs rythmaient les migrations: d’Angleterre en 1290, de France en 1304 et 1394, d’Espagne en 1492, de divers États allemands… Dans le cadre de la rétrocession du Sinaï (1982) et du Désengagement de Gaza (2005), des milliers de Juifs sont expulsés de Yamit, du Goush Qatif, de Samarie.

Les partis politiques antisémites

Au XIXe siècle, des hommes politiques font campagne en faisant se qualifiant de candidats antisémites Parmi eux, un certain Adolphe Willette, peintre, illustrateur et caricaturiste.

Aux élections européennes de 2004, scrutin proportionnel et donc favorable aux partis extrémistes, une liste se présente: “Euro-Palestine”, exclusivement orientée contre Israël Son slogan contient une menace implicite: “Pas de paix en Europe sans justice en Palestine”.

En 2009, Dieudonné M’Bala M’Bala va encore plus loin: il lance un “parti antisioniste” et pose sur ses affiches avec trois autres acolytes mimant un Sieg Heil tourne vers le sol.

Les agressions physiques

En Pologne, les agressions physiques de Juifs étaient courantes.

Aujourd’hui, les enfants juifs ne peuvent plus fréquenter l’école publique: ils y sont agressés, rossés, molestés. Le début des années 2000 a vu revenir, en Europe, un sentiment qui avait tendance à s’estomper: la peur pour les Juifs de recevoir des coups pour un regard, un pas, un livre lu en hébreu dans le métro ou un simple délit de faciès.

Les assassinats par attentats

Le pogrom est obsolète, l’antisémite pratique l’attentat terroriste aveugle visant à massacrer le plus de civils. Donnant lieu à des distributions de bonbons et des concerts de klaxons dans de nombreuses villes arabes, les explosions criminelles, commises dans les centres urbains, visent sciemment à assassiner le plus grand nombre de Juifs.

Manifestations passees et actuelles d’antisemitisme (6): le joug de l’Exil – le harcelement economique

Le harcèlement économique

Le boycott universitaire

Jusqu’à l’émancipation, l’accès des Juifs aux Universités était très restreint, voire impossible. Un État comme la Pologne antisémite d’entre-deux-guerres pratiquait une politique officielle de numerus clausus, destinée à limiter l’entrée des Juifs dans les Universités Cette politique était également suivie en Union Soviétique, jusqu’à la chute du Rideau de Fer.

Aujourd’hui, des pétitions circulent et des motions sont déposées pour boycotter les établissements d’enseignement supérieur en Israël

Le boycott économique

Le thème du boycott des magasins juifs évoque intuitivement le boycott des magasins juifs, mis en place en Allemagne le 1er avril 1933. Le boycott des entreprises israéliennes est réclamé dans une large campagne pas toujours pacifique, par des dizaines d’associations et groupements anti-israéliens. La campagne prend la forme, ici et la, d’obstruction physique empêchant les clients d’acheter des biens produits en Israël

Il est par ailleurs assez curieux de noter la contradiction de certains militants du boycott économique d’Israël: ils dénoncent fortement le refus israélien de laisser entrer et vendre des marchandises dans la Bande de Gaza (quant au même embargo cote égyptien, il est rarement mentionne) comme un crime, alors qu’eux-mêmes appellent au boycott économique d’un pays entier.

Les taxes imposées aux produits de Judée et de Samarie

Durant le Moyen-Age, les Juifs subissaient des taxes discriminatoires, dont des impôts par tête et des droits de péage, aussi bien en Occident qu’en terre d’Islam. Aujourd’hui, divers gouvernements européens ont mis en place, ou tentent de le faire, des taxes supplémentaires pour les produits venant de Judée, de Samarie et du Golan.

Manifestations passees et actuelles d’antisemitisme (5): le joug de l’Exil – le harcelement verbal

Le joug de l’Exil se faire toujours sentir

Le concept de galouth ou “exil” est bien plus que la simple dispersion physique du peuple juif en dehors de la Terre d’Israël: il renvoie également à des notions, mystiques et religieuses (comme l’exil de la Shekhina (« présence divine »), mais aussi politique: en Exil depuis la chute des royaumes juifs, le peuple juif est soumis au joug des Nations.

Le harcèlement verbal

Le Juif perfide

Le Juif est un hypocrite: ce qu’il dit est au conditionnel, de toute façon il ne s’agit que de prétexte à ses agissements illicites. Il est symptomatique que les faits et versions rapportés par le gouvernement israélien sont mis au conditionnel: ce dernier à l’exclusivité du verbe “prétendre”.

Par contre, lorsqu’un officiel de l’OLP parle, les faits sont retranscrits à l’indicatif.

Le Juif pratique l’amalgame et la surenchère

Le propre des Juifs est de toujours en faire trop et de crier au loup, par exemple en sonnant l’alarme lors de la montée d’Hitler. Les Juifs voient de l’antisémitisme partout.

Par exemple, lors de l’affaire du “gang des barbares”, de nombreux commentateurs et éditorialistes viennent rappeler que l’enlèvement et l’assassinat de Ilan Halimi, choisi uniquement parce qu’il était juif, n’est pas une affaire antisémite mais un crime crapuleux. Pourtant, le fait que ce pauvre garçon a été déshumanisé, humilié, rasé, assassiné, brûlé et retrouvé nu au bout d’un bois, au bord d’un chemin de fer n’est pas un hasard: l’antisémitisme traverse les générations.

Quant à l’imminence d’une bombe atomique iranienne, elle ne semble pas affoler les foules.

Le retour du “bon” Juif

Chaque époque a ses “bons Juifs”. Autrefois, ils s’appelaient Nicolas Denin ou Pablo Cristiani, qui avaient compris la vérité.

Aujourd’hui, les “bons Juifs” s’appellent Charles Enderlin ou Shlomo Sand. Les “bons Juifs” sont abondamment cites, ils sont honores et reçus dans les réceptions mondaines. Qu’importe si l’ouvrage d’un Shlomo Sand n’obéit à aucune rigueur scientifique: il est élevé au rang d’une Évangile De même, les “nouveaux historiens”, mettant en cause les “mythes fondateurs” sont glorifies. L’affiche du “parti antisioniste” de Dieudonné M’Bala M’Bala comporte un vénérable rabbin barbu et orthodoxe (qui, d’ailleurs, n’est pas juif du tout).

De même, certains journaux comme Maariv ou Yedioth Aharonoth ont un lectorat d’un demi million de personnes, dans un pays d’à peine 6 millions d’habitants. Mais le journal le plus cite est Haaretz, aux positions d’extrême-gauche “pacifiste” et anti-religieuses affirmées Or, ce quotidien atteint à peine les 50.000 lecteurs et représente la frange la plus gauchisante de l’électorat israélien, représenté par à peine 3 députés de Meretz.

La toponymie

A l’aide de GoogleBooks en filtrant par dates, il est intéressant de noter que des expressions comme “troisième lieu saint de l’islam”, “Cisjordanie”, “esplanade des mosquées”, etc. sont d’un usage assez récent ; par contre, les termes normalement usités en français comme “Mont du Temple” ou “Judée” apparaissent dans des sources bien plus vieilles.

Difficile d’y voir autre chose que la poursuite d’un but politique, reposant sur la même stratégie que celle employée par l’empereur romain Hadrien: changer les noms de lieux, afin d’effacer l’histoire et le lien du peuple juif à sa terre. Hadrien avait rebaptise Jérusalem et la Judée en “AElia Capitolina” et “Palestine”.

Manifestations passees et actuelles d’antisemitisme (4): les accusations des Nations de se comporter… comme elles

Les accusations des Nations de se comporter… comme elles

Le viol des droits de l’homme

Les droits de l’homme (sans parler de ceux de la femme) dans les pays arabes ne sont jamais violés, et pour cause: ils n’existent pas.

Pourtant, des dictatures héréditaires et des régimes autocratiques passent leur temps à condamner Israël pour la violation des droits de l’homme.

Le non-respect du droit et des résolutions des Nations Unies

La Charte des Nations Unies promeut le droit de chaque pays à vivre en paix et en sécurité. D’autre part, c’est une résolution des Nations Unies qui a permis la création de l’État d’Israël. Les États arabes ne reconnaissent pas le droit à l’existence de l’État d’Israël, et ne respectent pas la résolution qui a entraîné sa création, violant ainsi de manière flagrante le droit internationale.

Pourtant, ces États et les individus qui les soutiennent répètent inlassablement la même accusation: l’État d’Israël ne respecte pas le droit international et les résolutions des Nations Unies.

Les crimes de guerre

Comment les Américains, les Russes ou les Chinois, sans parler des Irakiens ou des Syriens, font-ils la guerre? En bombardant à l’aveugle les positions ennemies sous un flot de feu et d’acier. Qu’importe la présence ou non de civils désarmés, de femmes, d’enfants et de vieillards! Les Allemands, Japonais, Libanais, Kurdes, Tchétchènes ou les Afghans peuvent en témoigner

De la même manière, les organisations terroristes bombardent de manière aveugle les centres urbains israéliens et pratiquent un terrorisme de masse contre les civils israéliens, commettant sciemment des crimes de guerre.

En comparaison, le comportement de l’armée juive tend au ridicule: avertissement des habitants des zones visées par tracts, téléphone et SMS, bombardements ciblés et attaques au sol mettant en danger les soldats, pour éviter les dommages collatéraux.

Et pourtant, jamais Occidentaux ou Soviétiques n’ont fait les frais d’enquêtes ou résolutions pour crimes de guerre. C’est Israël, quelle que soit la situation, qui est condamné pour le même motif: “usage excessif et disproportionné de la force”.

Le droit humanitaire international, les conventions de Genève et de La Haye étaient destinées à protéger les populations civiles en zone de guerre ; elles deviennent un bouclier pour les terroristes et une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de chaque soldat israélien, qui n’a plus pour alternative que de partir au front accompagné de son avocat…

Les Juifs empêchent les autres de prier

Lors de l’occupation arabe transjordanienne, les synagogues de Jérusalem ont été rasées, le Mur Occidental servait de latrines et les pierres des cimetières juifs ont été utilisées pour paver les routes.

Aujourd’hui, l’accès à tous les lieux de culte est garanti aux fidèles de toutes les religions. Parfois, pour des raisons de sécurité en période de tensions politiques, les entrées sont filtrées ; les chiens de garde anti-israéliens hurlent alors que l’État d’Israël “empêche les musulmans de prier sur le troisième lieu saint de l’Islam”.

Ce thème constitue également un lointain avatar du l’accusation de profanation d’hosties: les Juifs ne respectent pas les autres religions.