L’identite nationale francaise (2): la langue

Pour etre francais il est necessaire (mais non suffisant) d’etre de langue francaise. Notre langue nous transmet des valeurs communes. Qui n’a ri aux pieces de theatres de Moliere, qui a pu retenir son souffle a lire une phrase de Proust, qui ne s’est demande ou se terminerait une description de Balzac? La litterature francaise est vaste est appreciee. La France, la France, la France!!!

Il est tres difficile, voire impossible, de vivre dans la societe francaise sans parler le francais, ne serait-ce que pour une raison pratique: les Francais sont generalement reticents a parler une langue etrangere, et, d’ailleurs, ils en parlent peu et mal.

La langue francaise est a l’image du peuple francais. Son orthographe est capricieuse, ses accents enquiquinent les claviers, sa grammaire est riche et compliquee, meme si elle a abandonne depuis longtemps les declinaisons du latin. Le francais permet les nuances et subtilites. Il est par excellence la langue des diplomates, maniant le verbe et ses ambiguites qui laissent toujours une porte de sortie honorable. La France, la France, la France!!!

Le francais est un outil de puissance au service de la France. Voyager au Nepal, parcourir des sentiers, escalader une montagne et tomber nez-a-nez sur un paysan nepalais, lui annoncer que l’on est francais. Tout emu, le Nepalais recite quelques vers de Rimbaud. La France, la France, la France!!!

Notre langue fait partie integrante de notre identite nationale.

L’identite nationale francaise (1): le sang

Etre francais c’est… Commencons plutot par ce que ce n’est pas.

Etre francais ne se definit pas par la concentration de genes gaulois dans le sang: les Francais sont une nation, non une race.

La France a un vieux fond gallo-romain, nul ne le nie. Mais un quart des Francais ont au moins un grand parent etranger. Voila un point fondamental.

La France a longtemps ete une terre ou l’immigration etait faible: disons que depuis l’epoque gallo-romaine, jusqu’a la Revolution, plusieurs vagues -Germains, Normands, Hongrois, Suisses- se sont fondues dans le creuset celte. La Revolution Industrielle et les periodes qui l’ont suivie ont draine leurs lots d’apports exterieurs: Belges, Polonais, Espagnols, Portugais, Italiens, etc., puis Africains, Maghrebins, Asiatiques…

Au risque (assume) de deplaire a Jean-Marie Le Pen, j’affirme haut et fort que le sang verse dans les tranchees entre 1914 et 1918 compense l’absence de sang gaulois. Le sang des FTP-MOI a plus de valeur que le sang de Laval. La matiere grise de Marie Curie ou la sueur d’un travailleur ont permis de batir la France.

Bon, definitivement: etre Francais, ce n’est pas appartir a une race mais a une nation, reunie par la volonte de vivre ensemble.